UN SUPERBE PORTRAIT DE « SKELLIG » PAR HENRY KERISIT

Par , 29 août 2016 19h12

FALMOUTH CLASSIC WEEK 2016

Par , 25 juin 2016 9h38

Photo POL CORVEZ

Photo POL CORVEZ

Photos ci dessus – 1° En Course dans la boucaille – 2° L’équipage à Falmouth

Un Clic pour agrandir les photos

 Juin 2016, de Cornouaille en Cornouailles, le voyage de Skellig

 

Le Mardi 14 de ce mois de Juin, aux aurores, au ponton de Tréboul, l’équipage de notre langoustier a embarqué pour sa première traversée de la Manche, et prendre  sa part aux fêtes de la Falmouth Classics Week.

C’est la route des anciens, qui partaient chargés de casiers traquer la langouste dans les cailloux anglais autour de Land’s End, y remplir leurs viviers aux mortes eaux, et rentrer  vendre au mieux ce produit de luxe. Leur pêche était souvent consommée à Paris par de riches Anglais qui n’en imaginaient pas la provenance.

Pendant un siècle le métier sur notre côte a nourri des familles, des chantiers, des quirataires et des mareyeurs. Les bateaux et les équipages de Camaret, Douarnenez, Moguériec, Loguivy, ont vécu sur la rive d’en face les aléas de la pêche, à l’occasion, un mille trop près, les saisies pour braconnage, les tempêtes et les escales paisibles aux vives eaux. Ils s’y sont fait connaitre et respecter en hommes de mer et bateaux achevés, même si leur style, leur langue et leur marche à toutes les allures surprenaient les yeux britanniques.

Les aléas de la guerre aussi : ils y ont pris part, hommes et bateaux du Cap, de Sein, de Douarnenez, parmi les ‘clandestins de l’Iroise’. En ces jours anniversaires de juin 40, comment oublier leurs départs pour la France Libre, leurs retours de liaisons avec la Résistance ?

Avec les cinq volontaires membres de l’Association, Jean-Marie, Xavier, Alain, Michel et Hervé, ont embarqué Elodie et Michel, de Temps Fête sur DZ, et Ronan, du Comité de Jumelage. Quelques colis également: des produits de notre coin de Bretagne, offerts par les industriels qui ont voulu profiter de cette belle occasion pour en faire la mise en avant, Petit Navire, Hénaff, Connétable, Kerbriant.

Le vent annoncé, un paisible vent d’Ouest pour nous conduire avec le flot à l’Aberwrac’h,  s’est transformé au sortir de la Baie en Noroit  avec grains, qui nous a contraints à réduire, à tirer des bords en Iroise, de Chèvre en Bouc, de Chevreau en Tas de Pois, pour finalement ne pas être à temps au portillon du jusant, dans le Four, à La Grande Vinotière. Escale donc, à Camaret, pour repartir le lendemain en route directe sur Falmouth.

A 06:35 le 15, départ pour 120 M de traversée, beau temps belle mer, vent WSW force 2, route au moteur jusqu’aux Vieux Moines de St Mathieu, où on coupe le moteur et on établit toute la toile pour entrer largue dans le Four, avec le début du flot.

[de terre, photo de la maman d’Elodie]

A la sortie, par le chenal de La Helle, le vent adonne à l’Ouest force 3, route au N. Kataree, yawl classique du ponton Belle Plaisance de Port-Rhu, sort tout dessus de Molène pour la même destination, belle image dans le soleil. Nous allons naviguer de conserve jusqu’à l’arrivée.

Le même vent nous mène à 6-7 nœuds toute la fin d’après-midi à travers les rails des cargos, suivis sur l’AIS (appareil offert par Temps Fête) avant d’être en vue. Précieux outil, face à ces files de bateaux de taille et vitesses variées, en groupes compacts, tous au même cap. Deux fois Skellig doit manœuvrer pour ne pas risquer le contact.

A 21:00, début des quarts, trois fois trois heures pour une courte nuit proche du solstice. A minuit le feu d’atterrissage du Lizard est en vue, puis le vent tombe, la brume survient, de plus en plus épaisse à l’approche de la côte. A 5 M de l’entrée, de nouveau, manœuvre à l’AIS, pour parer trois pêcheurs en sortie à 10 nœuds, dont on n’a vu que le sillage. Kataree nous dépasse au moteur dans la brume qui se lève. On se met à l’heure anglaise, GMT+1.

08:10 le 16 juin, au ponton d’Inner Harbour, à couple avec Grayhound, le grand lougre futur douarneniste. Chaleureux accueil des bords déjà sur place et de John Davidson, le patron du grand ketch Donna Capel, un habitué des fêtes de DZ, notre hôte pour la Classics Week. On se fait connaitre, le langoustier et son équipage, les constructeurs devenus marins plus ou moins novices.

Fin de journée paisible, douche, découverte de la rue principale de Falmouth, des shanties, du fish and chips et des pubs.

La Pontoon Party, le soir, nous régale avec bière gratuite et pâtés-chaussons du coin ; nous ajoutons les toasts que nous préparons avec nos conserves, bien appréciés.

Le 17, premières régates, vent NNW force 5, GV un ris, foc de route, trinquette, pas de tape-cul. Le bateau marche à merveille, beaucoup mieux que le barreur et le navigateur, qui se plantent sur le sens de passage de la ligne et sur le parcours. Au retour, Marcus, de Grayhound, nous indique que c’est d’abord le Comité qui s’est planté sur les indications de parcours, qu’il va porter réclamation. Soit…

Le soir, dégustation de whiskies au Musée avec, de nouveau, les  toasts aux bons produits de chez nous, tout bien.

Le lendemain 18, régate pour un long parcours en rade de Falmouth et dehors, vent NNW 3/4, mer belle, ciel bleu pommelé, Skellig tout dessus, parmi des nuées de bateaux, y compris les Oyster Boats. Le comité a donné 15 départs !

Heading towards St Anthony’s Lighthouse from Barnabas by Charlie Day

Cette fois tout marche, manœuvres, barre, navigation ; Skellig fait troisième dans sa classe (auriques au-dessus de 40 pieds), derrière deux grands pilotes : Mascotte et Marguerite, et devant deux autres pilotes et quatre auriques. On aurait pu faire deux: Mascotte malin a fait le départ bâbord en bout de ligne,, nous on a fait tribord au bateau jury, ils ont mal évalué notre vitesse et nous ont coupé la route. On pouvait poser réclamation, mais ce n’était pas l’esprit de la journée.

Surprise sympathique de nos hôtes, en tout cas, avec des mots de compliment, des photos et des sourires au retour au ponton. Le soir, remise des prix au Royal Cornish Yacht Club, une petite moque pour la place de troisième, dîner bref au jus de fruit, puis rue en fête, tenues excentriques des passantes, on retrouve les tard-venus de l’Aberwrac’h, une pinte ou deux, petite fatigue dans le coin des yeux.

Le lendemain 19, la parade finale est moins gâtée par le temps : Suroit 3/4, crachin, Skellig obligé d’embrayer en marche arrière pour rester à sa place, derrière Donna Capel.

Le soir, remise des prix au Musée Maritime, litanie de mentions en anglais peu audible, puis choc : le prix d’élégance, une coupe, est donné à Skellig, pour sa belle allure sur l’eau et pour sa belle histoire. Beaucoup de chaleur amicale, à la British. On remercie, on leur dit qu’ils seront chez eux en Bretagne, Brexit ou pas.

Le soir, fin des shanties et fin des pintes.

La météo médiocre, Suroit 5/6, brouillard, nous fait retarder le départ au lendemain matin.

Entre-temps, Marcel est venu compléter l’équipage, ainsi que Léa, nouvelle associée de rencontre. Temps Fête a fait embarquer Morgane, Jean-Jacques et Loïc à la place d’Elodie et Michel.

Le 20 à 09:00 locales, WSW 5, départ dans le brouillard deux heures après Grayhound, une heure avant Kataree. Un ris dans la grand’voile, un ris dans le tapecul, trinquette et foc de route. Route directe au sud.

11:30, on largue les ris, Kataree nous passe au vent, route directe au bon plein 6,5 nœuds, Ile Vierge à 80 M.

14:00, le vent mollit, grand foc et moteur, mer agitée avec houle, typique de l’entrée de la Manche.

16:55, le moteur s’arrête, gazole coupé, filtre bouché, bactéries ? l’Ile Vierge à 54 M. On se traine à 1,5 nœuds dans la mer en désordre, heureusement à 10M du rail, où se retrouver non manœuvrant aurait pu nous causer des soucis.

20:25, passage à l’heure française, GMT+2, toujours en panne. L’avarie vient en fait de la conception du circuit par l’installateur: les deux réservoirs sont reliés en permanence, la prise du moteur est en bas du réservoir tribord, qui à la gite s’est vidé dans le réservoir bâbord, et a désamorcé le moteur. Michel, Alain et Marcel au taquet dans le remous des fonds, et dans les relents de gazole. Ils créent au tuyau de jardin une liaison directe entre le réservoir plein et le moteur.

21:15, panne réparée, route directe à 4 nœuds voile et moteur, on aborde le rail descendant.

24:00, changement de quart dans la zone de transition entre les deux premiers rails. L’entrée du Four à 36 M.

03:00, au changement de quart, une lumière bizarre devant, au dessus de l’horizon, comme une étoile, on cherche, on tourne, ça avance comme nous. Aux jumelles, on distingue des voiles sombres. A 04 :00, la lumière blanche tourne aux feux bicolores, l’AIS se réveille ; on vient de passer Grayhound à 0,3M. Autre surprise ensuite ; un appel du Cross Corsen sur le 16, pour Kataree. Après coup, Jean raconte: pour avoir moins de courant contre au flot, ils sont passés au moteur par La Helle dans le brouillard et ont prévenu le sémaphore, pour le cas où il y aurait eu du monde à les croiser.

10:00, au Four, route moteur et voile, jusant ; 12:15, St Mathieu ; 15:00, Le Bouc par le travers, grand beau temps, route directe voile et moteur 5 nœuds.

18:00, arrivée dans le Port-Rhu, à couple de Ville De Paris, canot SNSM de l’île de Sein à la réforme ; Gilbert, Herlé, Jean-Yves, d’autres sont là pour les haussières, sous les yeux de Jacques et des dames. On met tout clair.

LES TRAVAUX D’ARMEMENT VON BON TRAIN

Par , 17 avril 2016 11h29

HOMMAGE A UN PIONNIER DU PATRIMOINE MARITIME

Par , 11 février 2016 13h59

Marcel, notre dynamique secrétaire, procédant à quelques rangements est tombé sur cet article de journal vieux de plus de 15 ans… Une occasion de nous rappeler qui était notre Président-Fondateur… Un visionnaire… On les appelle « Eveilleurs » aujourd’hui !

BLOAVEZ MAD

Par , 3 janvier 2016 10h48

DEPUIS SA ZONE D’HIVERNAGE, SKELLIG PREPARE LA SAISON…

NAVIGATION D’AUTOMNE – SKELLIG A CONCARNEAU (un clic pour agrandir)

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« Pare devant, on accoste ! »

SKELLIG A COUPLE DE CORENTIN, l’ami Quimpérois. 

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 BONNE PIOCHE DU PORT MUSEE QUI A CHOISI LE GREEMENT DE

SKELLIG COMME ACCROCHE PUBLICITAIRE !

ADHEREZ ET EMBARQUEZ !

SKELLIG DANS LE TROUZ YAR AVEC UNE EQUIPE DE LA TELEVISION

Par , 2 juin 2015 10h53

La Vieille et la Plate vues du Trouz yar

En début d’après-midi, nous sommes ressortis pour prendre notre part à une production télé destinée à FR3/Thalassa. Le réalisateur a voulu notre dundee pour support dans la partie d’un documentaire sur les phares consacrée à l’allumage des feux dans le Raz de Sein.
Vent WNW force 3, ciel partagé. Nous avons tiré deux grands bords, côte de Crozon puis la pointe du Van, avant d’abattre et de nous aligner plein sud pour passer le Trouz Yar avant la fin du jusant. Le courant portant à 7nds annulait le vent apparent, et nous avons gardé le moteur embrayé pour conserver l’effet de la barre. Mer plate à l’amont, puis un peu de bourbouille à la sortie, avant d’envoyer bâbord amures et de nous glisser vers Bestrées et Feunteunod, dans le parfum des ajoncs.
En ces temps de Panthéon, une pensée pour Brossolette et d’Estienne d’Orves, atterris là pour la dernière page de leurs vies de Français libres.
Pas de chance, la caméra prévue n’était pas à terre pour nous filmer au Raz, mais des photos, y a eu. Peut-être s’en trouvera t’il sur les sites de partage.
Ensuite, en attendant la renverse et nos gens de télé, nous avons trainé dans le sud des Chats et de Sein. Ils ont embarqué depuis un fort Zodiac venu de l’île, réalisateur, cadreur, dessinateur (nous avions le monteur avec nous depuis Tréboul), et nous avons fait des allers-retours dans le Raz pour attendre l’heure de l’allumage des feux, un peu tardive en cette saison. Les heures passant, vent et courants opposés ont commencé à lever la mer dans le SW de Tévennec.
On a fait ce qu’on a pu pour le spectacle, avec les petites parlottes et mises en scène requises. On verra bien le résultat, en novembre ou décembre à venir.
Nos passagers ont été très agréables, même si le mal de mer a frappé. Ils nous ont laissés à la nuit faite, pour retourner à toute pompe en Zodiac vers les daubes de homard qui les attendaient sur l’île. Et Skellig est rentré, vent et flot portants, après avoir ainsi gagné de quoi payer la sortie d’eau pour carénage.
Au ponton à 02 :45, tout clair, un petit air de sommeil dans les yeux de l’équipage.
Hervé Prat Skipper

FIN DES AMENAGEMENTS INTERIEURS

Par , 20 avril 2015 9h54

LA COUCHETTE DU NAVIGATEUR

LA TABLE DU CARRE

LE COIN CUISINE

HENRY KERISIT, L’UN DE NOS MEMBRES PUBLIE CHEZ LOCUS SOLUS

Par , 7 avril 2015 17h49

 

 

Kérisit ou la passion du patrimoine maritime.

 

 le 02.04.2015 à 22 h 49 Réagir :  Partager :        

La nouvelle exposition temporaire au Vieux Phare de Penmarc’h, qui s’ouvre ce samedi 4 avril, fait la part belle au patrimoine maritime. Intitulée Portraits de bateaux, elle accueille les dessins, croquis, peintures-collages, gouaches, maquettes ou encore photographies d’un artiste de renom : Henry Kérisit.

C’est en souriant que l’artiste dit sa fierté et son bonheur d’exposer ici, à Penmarc’h, « dans ce site extraordinaire » où il se sent bien. Il faut dire, ajoute Henry Kérisit, l’oeil malicieux, que « je suis aussi à moitié bigouden. Du côté de mon père qui était de Plozévet. » Ici donc, au Vieux Phare, il expose aujourd’hui ses oeuvres, sous forme de rétrospective puisque les premiers dessins en couleurs que le visiteur pourra découvrir sont ceux réalisés dans son enfance. Puis, en cheminant de salle en salle, suivant l’évolution de l’oeuvre de l’artiste, on parvient aux derniers travaux, terminés il y a trois ans. Le bateau est évidemment le fil rouge de cette exposition : photographié, maquetté, dessiné, peint et collé, il devient un être vivant, dont Henry Kérisit parle avec passion.

Une passion née dans l’enfance, presque « au berceau » comme le raconte Henry Kérisit, alors qu’il vivait au Faou, là où il est né en 1940 et où il a vu ses premiers navires. Un déménagement plus tard, vers la rade de Brest et sur la Penfeld, c’est de l’appartement familial, au quatrième étage, que le jeune Kérisit observe « les bateaux militaires qui bougeaient tout le temps. » C’est là, à l’âge de 10-11 ans qu’il entreprend de les dessiner, puis de réaliser des petites maquettes, dans un esprit purement ludique. A l’adolescence, c’est vers le croquis que le jeune Henry se tourne : « je dessinais alors les petits bateaux, devant chez nous. » Devenu étudiant en arts plastiques à Paris, puis, à l’âge de 21 ans professeur de dessin en banlieue – « là où les immeubles poussaient et donc les écoles aussi » – il se met en chasse de cartes postales représentant les navires et se met lui-même à photographier péniches, remorqueurs et autres bateaux aperçus sur le littoral lors de courtes escapades.

Une décennie plus tard, dans les années 70, le mal du pays se faisant trop sentir, Henry Kérisit quitte, avec sa famille, la capitale et retrouve sa Bretagne. Il devient professeur de dessin au collège de la Tour d’Auvergne à Quimper où il enseignera pendant près de 30 ans. « J’ai enseigné à des milliers et des milliers d’élèves » sourit l’ancien professeur qui ajoute : »J’en ai gardé de très bons souvenirs…eux aussi, je pense. »
A cette époque, le travail artistique d’Henry Kérisit est tourné vers la peinture et le collage. Et l’artiste, devant ses oeuvres, d’expliquer : »Ce n’est pas de l’abstrait. Ce sont les formes essentielles du bateau. Une réalité épurée, géométrique. »

Ce n’est que plus tard, à la faveur de rencontres, dont celle – décisive – avec Bernard Cadoret, fervent militant du patrimoine maritime breton – qu’il se lance dans la réalisation de portraits de bateaux. Il illustrera ainsi les impressionnants livres Ar Vag et Chasse-Marée. Le navire, représenté aussi fidèlement et précisément que possible, avec ses caractéristiques techniques propres, devient ainsi un véritable être vivant…auquel on donne un nom. Il en est ainsi du bateau Le Corentin, dont toutes les pièces ont été, à l’époque, rappelle Henry Kérisit, travaillés dans les chantiers navals de Saint Guénolé.

L’exposition au Vieux Phare sera justement aussi l’occasion pour Henry Kérisit de présenter son dernier ouvrage, co-écrit avec Denis-Michel Boëll, intitulé Portraits de bateaux qui répertorie quelques 110 portraits de navires bretons (aux éditions Locus-Solus).

Enfin, les visiteurs pourront s’arrêter dans la dernière salle, qui fait la part belle aux couleurs du Portugal, où Henry Kérisit a effectué des séjours réguliers et dont il a ramené les couleurs chatoyantes d’un patrimoine maritime éblouissant.

 

 

Pratique :
Portraits de bateaux
Henry Kérisit
Vieux Phare de Penmarc’h
Du 4 avril au 21 juin 2015
Tous les jours de 14h00 à 18h 00 (fermé le mardi)
Tarifs : 3.00€ ou réduit 1.50€

 

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